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Il y a une côte à Deauville qui monte à 17%.
La côte Saint-Laurent. Pas la plus dure du monde — il y en a de bien pires. Mais pendant le triathlon, après la natation et 40 kilomètres de vélo dans les jambes, elle pique vraiment.
La première fois que je l’ai abordée, j’avais une règle : je n’ai pas le droit de mettre le pied par terre.
Pas parce que j’étais sûr d’y arriver. Pas parce que j’avais la forme. Juste parce que j’avais décidé, avant de partir, que cette option n’existait pas. La décision était prise en bas — je n’avais plus à la prendre en haut.
J’ai passé la côte.
Ce n’est pas le sport qui m’a appris quelque chose. C’est cette règle stupidement simple qui m’a fait réaliser pourquoi je procrastinais depuis des années sur tout le reste.
J’avais de la pression au travail. Des projets qui traînaient. Des choses importantes que je repoussais en faisant des choses urgentes. Je savais exactement quoi faire — et je ne le faisais pas.
J’ai essayé la motivation. La discipline. Les listes. Les applications. Les bonnes résolutions du lundi.
Rien n’a vraiment tenu.
Ce qui a marché, c’est d’arrêter d’essayer de me motiver — et de commencer à retirer des décisions.
« Je n’ai pas le droit de mettre le pied par terre »
Une contrainte posée avant de commencer. Une fois lancé, l’option d’arrêter n’existe plus. Je n’ai plus à décider en cours de route — et c’est là que la volonté s’épuise, en cours de route.
« Je n’y arriverai pas »
Accepter la probabilité d’échec avant de commencer. Pas pour se décourager — pour désactiver la peur. Quand l’échec est déjà intégré, il n’y a plus grand-chose à perdre. Et sans cette peur, on commence.
« Je fais au mieux »
Pas parfait. Pas le meilleur. Juste mon mieux avec ce que j’ai aujourd’hui. Cette règle a tué plus de perfectionnisme en moi que dix ans de bonne volonté.
Je gère aussi vivre-en-bourse.com — un site sur l’investissement en bourse. Et j’ai remarqué quelque chose : les mêmes mécanismes qui poussent un investisseur à prendre de mauvaises décisions sous l’effet de la peur ou de l’euphorie sont exactement ceux qui poussent quelqu’un à procrastiner.
Dans les deux cas, la solution n’est pas plus de volonté. C’est un système qui tient indépendamment de l’humeur du jour.
C’est ce que j’explore ici.
Pas de méthode miracle. Pas de coach. Juste ce qui a marché pour moi — et les mécanismes derrière, pour que vous puissiez l’adapter à votre façon de fonctionner.
Sans pression. Parce que la pression, contre-intuitivement, c’est exactement ce qui aggrave le problème.
Laurent